#11 Flexoffice et télétravail, la révolution du bureau avec Julian Dufoulon

Published: Mar 30 2021

Invité: Julian Dufoulon: Linkedin, Flitdesk

Dans cet épisode, je reçois Julian, CEO et fondateur de la société Flitdesk qui construit une application pour aider les entreprises à organiser leurs bureaux.

Julian est donc quotidiennement au contact avec les sociétés sur la problématique de l’organisation du travail: entre flexoffixe et travail à distance, on évoque donc l’évolution que nous sommes en train de vivre. Bien loin de la disparition du bureau, il semblerait que son usage pourrait évoluer profondément dans les années à venir.

Le premier confinement nous a laissé le sentiment que le bureau allait complètement disparaître, puisque le télétravail était finalement très efficace.

Ce test grandeur nature nous a permis de conclure que non, le bureau n’était pas en voie d’extinction, il était au contraire plébiscité par ses utilisateurs.

Il allait donc revenir, différent.

Si l’on refait son histoire, on comprend que le bureau, au tout début de la tertiarisation de l’économie, c’est un bureau individuel.

Puis l’open space s’est imposé, permettant de densifier l’usage et de travailler différemment.

Et au début des années 2000, les entreprises de conseil, dont les collaborateurs sont bien souvent chez le client, souhaitent rationaliser leurs mètres carrés dont l’occupation peut frôler les 20%.

D’autant plus que les travailleurs sont facilement nomades, équipés d’un ordinateur et d’un téléphone portable. Sans compter sur le développement du voyage d’affaires.

L’immobilier est le deuxième poste de coût des entreprises, une bonne raison d’en optimiser l’usage.

C’est le début du flexoffice: plus personne n’a de poste attitré. Il y a moins de postes que de collaborateurs.

L’initiative est partie des Pays Bas, puis s’est développée en Angleterre et dans une certaine mesure aux USA.

En France c’est donc une initiative des sociétés de conseil puis des sociétés du CAC40.

Selon une étude de Deskeo, moins de 16% des ETI et PME considéraient le flexoffice avant le confinement de mars 2020.

La bonne combinaison semble venir du télétravail et du .

Le télétravail par ailleurs a été testé dans les années 60 aux USA. L’étude a été confiée à Jack Nilles, alors physicien à la NASA, pour résoudre le problème des trajets pendulaires en voiture qui engorgeait les routes.

À cette époque déjà, les freins identifiés se situaient au niveau du management intermédiaire, qui avait peur de perdre le contrôle.

Aujourd’hui, les directions immobilières évaluent des scénarios d’éclatement des bureaux, pour abandonner “la grande tour” au profit de multiples pôles répartis près des lieux d’habitation des salariés.

Cela nécessite de trouver les outils permettant d’organiser le travail, afin de savoir qui est ou et disponible.

On aurait besoin de moins de surface ?

Pas forcément, puisque lorsque l’on se rend au bureau, c’est pour un travail différent, probablement collaboratif. Il faut donc des espaces dédiés pour moins d’espaces individuels.

Depuis le premier confinement, les petites et moyennes entreprises considèrent un usage différent de leurs espaces de travail.

On peut donc de façon optimiste, penser à un bureau qui se réinvente pour devenir un espace plus convivial.

Cette évolution semble aligner les intérêts à la fois des employés qui y trouvent de la flexibilité et des employeurs qui rationalisent l’usage de l’immobilier.