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Stagione 2
À qui appartient le corps des femmes ? | Camille Froidevaux-Metterie
Esplicito
Et si, pour comprendre notre époque, il fallait commencer par le corps ? Entre l'affaire des viols de Mazan, les deepfakes pornographiques, les féminicides et la sexualisation précoce des corps, une question s'impose : quel est aujourd'hui le statut du corps des femmes ? Et que révèle, en miroir, la montée des discours masculinistes et virilistes ? Pour en parler, nous recevons Camille Froidevaux-Metterie, philosophe et professeure de sciences politiques, autrice d'Un corps à soi et directrice de l'ouvrage collectif Théories féministes (éditions du Seuil, 2025). ⚠️ Trigger warning : cet épisode aborde les violences sexistes et sexuelles. Vous pouvez passer directement à la Partie 2 grâce au chapitrage. Chercheur·es est une production indépendante et bénévole. 📲 Suivez Chercheur·es : Linktree : https://linktr.ee/chercheur.es Instagram : @chercheur.es TikTok : @chercheur.es YouTube : @chercheur.es Crédits : Host : Mathias Jobert Montage : Lilou Mixage son : Lucien Babin Chapitrage : (00:00) – Teaser (01:31) – Intro (05:10) – Partie 1 · Le corps des femmes et des hommes (12:00) – L'affaire de Mazan (18:00) – Deepfakes et réseaux sociaux (21:00) – Féminicides : pourquoi des hommes se sentent légitimes à tuer (22:00) – Sexualisation du corps des enfants (30:00) – Le consentement suffit-il vraiment ? (33:00) – Partie 2 · Crise du masculin : le tournant viriliste (40:00) – Puissance et solitude (45:00) – Vote et genre : pas hommes contre femmes, mais deux visions du monde (47:30) – Partie 3 · Pourquoi rien ne change ? (53:00) – Pourquoi il n'y a pas de parti féministe ? (56:30) – Conclusion
Pourquoi les associations musulmanes inquiètent autant ? | Lucas Faure
Depuis plusieurs années, certaines associations sont accusées de séparatisme, d’entrisme ou encore de communautarisme. Dissolutions, contrôles administratifs, polémiques médiatiques, discours politiques : le monde associatif musulman est devenu un objet de suspicion permanent. Mais que se passe-t-il réellement sur le terrain ? Pendant six ans, Lucas Faure a travaillé et évolué au sein de ces associations régulièrement pointées du doigt. À travers son expérience, on essaie de comprendre comment fonctionne cet univers, quelles sont les réalités derrière les accusations, comment ces structures vivent la pression politique et médiatique, et ce que cette situation dit plus largement de la société française. 🔍 À propos de l’invité Lucas Faure, est chercheur post-doctorant au GERME et chercheur associé au Mesopolhis (Sciences Po Aix, UMR 7064) Auteur de : Les ONG humanitaires musulmanes en France. Gouverner le social par le religieux aux éditions Le Cavalier Bleu 📱 Suivre Chercheur·es Instagram : @chercheur.es TikTok : @chercheur.es YouTube Shorts : @chercheur.es 📌 Chercheur·es, est une production indépendante, autofinancé. Crédits: Host : Mathias Jobert Ecriture et recherche : Karen Daccache Montage : Lilou Cxc Mixage son : Lucien Babin Chapitrage : (00:00) – Teaser (01:11) – Intro (03:30) – Comment entrer dans ces associations ? (06:20) – Faire de l’humanitaire en France (08:40) – Associations musulmanes : séparatisme ? (13:00) – Les ONG musulmanes pendant le Covid (19:00) – Pourquoi cette défiance politique ? (20:30) – Entre communautarisme et séparatisme (25:00) – Humanitaire = suspect ? (26:00) – Comment les ONG gèrent le religieux ? (31:00) – Le monde associatif sous pression (36:00) – Peut-on afficher sa religion en public ? (39:00) – Signal faible ou vrai tournant ? (41:30) – Une question de genre ? (44:30) – Pourquoi les associations musulmanes sont plus ciblées ? (47:30) – France vs Royaume-Uni : deux modèles (50:00) – Les divisions au sein des communautés musulmanes (53:00) – 6 ans dans ces associations : ce qu’il a appris
S'opposer devient un crime en France ? | Vanessa Codaccioni
Vanessa Codaccioni étudie la répression depuis plus de 20 ans. Mais aujourd’hui, quelque chose est en train de changer. Dans cet épisode de Chercheur·es, on explore une question simple, et dérangeante : assiste-t-on à un tournant répressif en France ? À partir de ses recherches sur la criminalisation des oppositions politiques, Vanessa Codaccioni décrypte les transformations profondes de l’appareil répressif : – extension des logiques antiterroristes à d’autres formes de mobilisation – ciblage de nouvelles figures (militant·es, écologistes, exilé·es…) – dépolitisation des luttes, assimilées à des menaces pour l’ordre public – banalisation de pratiques autrefois exceptionnelles Derrière ces évolutions, une question centrale : qui peut encore contester, et à quel prix ? Un épisode pour comprendre ce que la répression dit de l’état de notre démocratie aujourd’hui. 🎙️ Chercheur·es, c’est un podcast qui donne la parole à celles et ceux qui produisent du savoir, pour éclairer les enjeux politiques et sociaux contemporains. 💥 Soutenir le projet : Chercheur·es est une production indépendante et bénévole. S’abonner, partager, commenter c’est déjà nous aider énormément. Crédits : Host : Mathias Jobert Écriture et recherche : Théotime Lemaire Montage : Lilou Cxc Mixage son : Lucien Babin
Ce que révèle vraiment le vote RN | Félicien Faury
Vote de colère. Vote de déclassement. Vote de ras-le-bol. Voilà comment on résume souvent le vote pour le Rassemblement national. Pourtant, alors que le RN apparaît aujourd’hui comme le favori pour l’élection présidentielle de 2027, on comprend encore très mal celles et ceux qui votent pour lui. Pendant six ans, le sociologue Félicien Faury a vécu en région PACA et a rencontré des électeurs du RN pour comprendre leurs motivations, leurs intérêts et leur vision du monde. Ce qu’il met en évidence, c’est un vote loin d’être irrationnel : un vote réfléchi, cohérent pour celles et ceux qui le portent. Son enquête pointe aussi une dimension souvent éludée dans le débat public : le rôle du racisme dans la structuration de ce vote. Félicien Faury est sociologue et politiste, auteur de Des électeurs ordinaires aux éditions du Seuil. Chercheur·es est une production indépendante et bénévole. Crédits: Host : Mathias Jobert Ecriture et recherche : Baptiste Brenot Montage : Lilou Cxc Mixage son : Lucien Babin
Pourquoi notre cerveau obéit à l’autorité | Samah Karaki
Pourquoi admire-t-on certaines personnes plus que d’autres ? Pourquoi notre cerveau continue-t-il à faire confiance aux puissants, même face aux mensonges, aux scandales ou aux violences ? Dans cet épisode de Chercheur·es, Samah Karaki, docteure en neurosciences, décrypte les mécanismes cognitifs qui fabriquent l’autorité, l’admiration et l’obéissance. À partir de son livre Contre les figures d’autorité (éditions Rue de l’Échiquier), elle explique : comment le cerveau social construit la crédibilité pourquoi le statut et la visibilité influencent notre jugement comment l’exposition médiatique crée de la légitimation pourquoi il est si difficile de séparer l’œuvre de l’artiste comment l’indignation, l’empathie et la soumission s’activent dans le cerveau Un échange essentiel pour comprendre pourquoi notre cerveau n’est pas neutre face au pouvoir, et comment apprendre à exercer un regard plus critique sur les figures d’autorité. 🔔 Abonne-toi pour plus d’entretiens avec des chercheur·es 🎧 Disponible en vidéo et en audio Crédits: Host : Mathias Jobert Écriture : Karen Daccache Montage : Lilou Cxc Mixage son : Lucien Babin Miniature : Arthur Rivelois Chapitrage : (00:00) — Teaser (01:20) —Intro (04:10) — Devenir une figure d’autorité 07:00) — Pourquoi certains visages comptent plus que les idées (10:40) — Ce que la notoriété fait à notre cerveau (14:30) — Plaisir, récompense et soumission cognitive (18:20) — Pourquoi on se sent proches des figures médiatiques (22:00) — Exposition médiatique et fabrication de la crédibilité (26:30) — Donner la parole, est-ce déjà légitimer ? (31:10) — Croire, c’est déjà obéir (35:40) — Pourquoi les faits ne font pas tomber l’autorité (40:20) — Peut-on vraiment séparer l’œuvre de l’artiste ? (45:30) — Qui a le droit d’être admiré ? (50:40) — Peut-on admirer sans se soumettre ?
L'appropriation culturelle n'est pas ce que tu crois | Khémaïs Ben Lakdhar
L’appropriation culturelle n’est pas ce que vous croyez. Dans cet épisode de Chercheur·es, l’historien de la mode Khémais Ben Lakhdar démonte un débat souvent réduit à des polémiques individuelles pour révéler ce qu’il cache vraiment : un système économique, colonial et culturel qui structure encore aujourd’hui l’industrie du luxe. Pourquoi un vêtement porté par une personne racisée peut être perçu comme “traditionnel”, alors que la même pièce sur un podium parisien devient “le comble du chic” ? Comment la haute couture s’est-elle construite sur l’orientalisme ? Pourquoi les marques de luxe absorbent-elles toutes les critiques sans rien changer ? Et surtout : comment transformer réellement ce système ? Un épisode essentiel pour comprendre pourquoi le débat public tourne en rond et comment en sortir. 🔍 À propos de l’invité Khémais Ben Lakhdar Historien de la mode Docteur en histoire (Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Institut Français de la mode), spécialiste des rapports entre mode, colonialisme et production culturelle. Auteur de L’appropriation culturelle. Histoire, domination et création (Stock, 2024). ❤️ Soutenir le podcast Si l’épisode t’a plu : 👉 Abonne-toi 👉 Like la vidéo 👉 Partage l’épisode autour de toi, ça nous aide énormément 📱 Suivre Chercheur·es Instagram : @chercheur.es TikTok : @chercheur.es YouTube Shorts : @chercheur.es 📚 Ressources mentionnées / Pour aller plus loin – Orientalisme, Edward Saïd – Provincialiser l’Europe, Dipesh Chakrabarty – Travaux de Minh-Ha Pham sur mode, race et internet 📺 Épisode complet disponible sur YouTube et toutes les plateformes audio. 📌 Chercheur·es, est une production indépendante, autofinancé. 🛠️ Crédits: Host : Mathias Jobert Écriture : Karen Daccache Montage : Lilou Cxc Mixage son : Lucien Babin Miniature : Clément Mohammad
Comment la GenZ réinvente la sexualité avec Marie Bergström
💬 Comment la Génération Z réinvente la sexualité ? Entre égalité, consentement, Tinder et nouvelles normes du désir, les pratiques sexuelles et amoureuses changent en profondeur. Sociologue à l’INED, Marie Bergström étudie ces transformations depuis des années : la fin du couple traditionnel, la montée des rencontres en ligne,,et la révolution sexuelle silencieuse des jeunes. 📺 Épisode complet disponible sur YouTube et toutes les plateformes audio. 📌 Chercheur·es, est une production indépendante, autofinancé. Pour nous soutenir : ➡️ Abonne-toi, like, partage, commente. Equipe de production : 🎙️ Host : Mathias Jobert ✍️ Écriture : Théotime Lemaire 🎞️ Montage : Lilou Cxc 🖼️ Miniature : Clément Mohammad
Stagione 1
La dernière fois que la France est rentrée en guerre avec Grégory Daho
Esplicito
En 2013, la France part en guerre au Mali. Mais pourquoi vraiment ? Avec Grégory Daho, spécialiste des doctrines militaires, on démonte les discours officiels et on plonge dans les coulisses de cette intervention. 👉 Décisions politiques, débats stratégiques, coups de com’… Et surtout : qu’est-ce que ça dit de la puissance militaire française aujourd’hui ? 🎧Tu préfères écouter ? ► Spotify : https://open.spotify.com/show/3p2oa7U... ► Apple Podcasts : https://podcasts.apple.com/us/podcast... ► Deezer : https://www.deezer.com/fr/show/100166... 📌 Chercheur·es, est une production indépendante, autofinancé. (0:00) – Introduction (2:52) – Le Mali en 2013 : comprendre le contexte (7:40) – De Serval à Barkhane : la grande transition (11:38) – Comment décide-t-on d’entrer en guerre ? (17:33) – Une intervention postcoloniale ? (19:35) – Les prétextes avancés pour intervenir (23:23) – La préparation en amont de la guerre (27:10) – Serval, une guerre préventive ? (30:53) – Y avait-il un consensus sur l’intervention ? (37:07) – François Hollande face à la guerre (39:49) – Avant Barkhane : contexte et premier bilan (45:07) – Les objectifs réels de Barkhane (53:34) – La France, une puissance moyenne ? (58:42) – L’impopularité française en Afrique de l’Ouest (1:01:48) – Luttes bureaucratiques : militaires vs diplomates (1:05:20) – Militarisation des politiques publiques : la diplomatie marginalisée ? (1:21:01) – Quelle posture pour les parlementaires ? (1:29:30) – La politisation des militaires (1:35:29) – Le poids du secret (1:48:35) – Anecdotes finales Equipe de production :
Pourquoi l’État mexicain ne veut pas arrêter les cartels ? avec Jean Rivelois
Jean Rivelois a passé plus de 40 ans à travailler sur le Mexique. Il y a interrogé des narcotrafiquants, des policiers corrompus, des prisonniers, des gouverneurs, mais aussi des paysans et des commerçants. Avec pour objectif : comprendre comment la violence, la corruption et les cartels se sont enracinés dans l’État mexicain. Dans cet épisode, il nous raconte une histoire dérangeante : 👉 La corruption n’est pas un accident. C’est un outil de gouvernance. 👉 L’État mexicain ne combat pas vraiment les cartels. Il négocie avec eux. 📲 Réseaux : ► Instagram : https://www.instagram.com/chercheur.es/ ► LinkedIn : https://www.linkedin.com/company/chercheur-es/ ► TikTok : https://www.tiktok.com/@chercheur.es ► Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?... 🎙️ Invité : Jean Rivelois est chercheur à l’IRD, membre du CESSMA. Il est l’un des spécialistes français du Mexique et des formes hybrides de pouvoir entre État, violence et économie illicite. 🧭 Chapitres (0:00) – Teaser (1:00) – Introduction (2:45) – Ses débuts au Mexique dans les années 1980 (7:50) – L’arrivée du cartel de Guadalajara (11:30) – Ses premières confrontations avec la corruption (16:00) – La guerre contre la drogue (19:00) – La pauvreté comme moteur du trafic (20:00) – Une troisième voie pour lutter contre les trafics (26:00) – Travail de terrain et responsables de cartel (36:00) – La suprématie des cartels mexicains sur les colombiens (41:40) – Le néolibéralisme, nouvel allié des cartels (51:00) – Quand la pauvreté alimente la violence (54:00) – L’explosion des homicides (1:00:00) – Pacifier la société : une alternative possible ? (1:10:00) – Changer de stratégie face aux trafics (1:14:00) – Légalisation des drogues : entre risque et solution (1:17:00) – Les mécanismes de la corruption (1:24:00) – Travailler sur un terrain violent : quelles méthodes ? (1:29:00) – Son expérience de terrain dans les prisons (1:37:30) – Conclusion 📌 Chercheur·es, est une production indépendante, autofinancé. Pour nous soutenir : ➡️ Abonne-toi, like, partage, commente. Equipe de production : 🎙️ Host : Mathias Jobert ✍️ Écriture : Karen Daccache 🎞️ Montage : Koreramedia 🎧 Mixage son : Lucien Babin 🖼️ Miniature : Clément Mohammad 🎨 Animation vidéo : Arthur Rivelois
Peut-on encore parler de démocratie en Israël ? avec Nitzan Perelman Becker
Esplicito
Israël traverse une crise démocratique majeure – mais ce mot suffit-il encore ? Depuis l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite, le gouvernement israélien a lancé une réforme judiciaire qui affaiblit les contre-pouvoirs, renforce les colons en Cisjordanie et mené à Gaza une guerre qui a fait des dizaines de milliers de morts. Des bombardements aveugles ou beaucoup trop ciblé, une logique de punition collective, des propos ouvertement génocidaires dans la bouche de ministres israéliens… Ce qui se joue n’est plus une “opération militaire” : c’est une entreprise de destruction. Dans le même temps, le régime d’apartheid s’intensifie en Cisjordanie, avec des projets d’annexion assumés par plusieurs membres du gouvernement. Pendant ce temps, Israël continue de se présenter comme une démocratie. Mais peut-on être une démocratie quand on gouverne sans leur accorder aucun droit politique plus de 5 millions de personnes ? Quand l’appareil d’État se construit sur une hiérarchie ethno-nationale ? Quand la violence coloniale est une politique d’État ? Avec Nitzan Perelman, sociologue spécialiste des mobilisations israéliennes, on explore cette question centrale : Israël est-il en train de sortir de la démocratie – ou n’y est-il jamais vraiment entré ? ⏱️ SOMMAIRE : (0:00) — Teaser (0:50) — Introduction* (2:40) — Le contexte politique actuel en Israël (4:15) — Le consensus politique après le 7 octobre (7:00) — La fracture israélienne autour de Netanyahu (10:30) — La libération des otages n’est pas la priorité pour le gouvernement (15:30) — La continuité entre droite et extrême droite (20:15) — Est-ce qu’un État d’apartheid peut être un État démocratique ? (25:20) — Les manifestations contre la réforme de la Cour suprême (28:30) — La préparation de l’annexion de la Cisjordanie (36:20) — La gauche israélienne (43:00) — Comment travailler sur un tel sujet Équipe de production Idée et concept : Mathias Jobert Préparation et conception de l’épisode : Karen Daccache Montage : Hada Direction artistique : Noémie Jeanneau Animation : Arthur Rivelois 📢 ⁠Retrouvez-nous sur toutes les plateformes de streaming audio et sur YouTube, Spotify Facebook, LinkedIn, Instagram, TikTok.⁠ ⭐ Si l’épisode vous a plu, pensez à vous abonner et à partager ! #Podcast #Chercheures #IsraëlPalestine #DroitInternational #Gaza #Colonisation #Cisjordanie #ONU #ConflitsArmés #Humanitaire
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